Hydroélectricité : poursuite des travaux parlementaires pour sortir de l’impasse

Jean-Pierre Vigier, député de la Haute-Loire et président de l’ANEM, était auditionné mercredi 11 juin au Sénat, dans le cadre des travaux de la mission d’information sur l’avenir des concessions hydroélectriques.

L’hydroélectricité représente d’abord un outil indispensable pour notre pays, mais aussi un formidable atout pour les territoires de montagne, auxquels elle est particulièrement liée. Alors qu’elle représente 50% de la production d’électricité d’origine renouvelable, 80% des centrales hydroélectriques sont présentes en montagne. Elle constitue une source de production stable et pilotable, et l’une des seules solutions de stockage d’énergie à grande échelle. Surtout, l’hydroélectricité est indispensable au développement de la montagne, générant emplois et recettes fiscales, mais assurant aussi un rôle essentiel dans la gestion de l’eau, tant en termes de consommation que de prévention des inondations.

Cependant, les concessions hydroélectriques françaises sont aujourd’hui l’objet de contentieux avec la Commission européenne, ce qui bloque les projets de développement. Les travaux du Sénat, après ceux de l’Assemblée nationale en mai dernier, doivent donc permettre de trouver une solution juridique viable qui protège nos ouvrages et assure la relance des projets, notamment pour le stockage d’énergie.

À ce stade, deux options restent privilégiées pour sortir de l’impasse : la négociation avec la Commission européenne et le changement de cadre juridique des ouvrages hydroélectriques. Les élus de la montagne, défenseurs de l’hydroélectricité, ont plaidé pour que l’option retenue permette un retour rapide des investissements, qu’elle soit garante de la sécurité de nos installations et des populations, qu’elle maintienne le fort niveau de dialogue avec les acteurs locaux, notamment sur l’indispensable partage de la ressource en eau, et qu’elle assure une juste répartition de la valeur générée avec les collectivités locales.