Le magazine Pour La Montagne (PLM) est l’un des principaux outils de communication de l’ANEM. Mensuel de référence de la montagne, il est imprimé à 4200 exemplaires et couvre l’ensemble des sujets d’actualité : finances, environnement, agriculture, tourisme, etc.
Retrouvez des dossiers de fond, des portraits de figures emblématiques de la montagne, des interviews…
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n°355 – Le zéro artificialisation nette tourmente les élus
Édito :
Pascale Boyer, Présidente de l’ANEM, députée des Hautes-Alpes
« 1984-2024 : 40 ans de combat au service de la montagne »
“Je voudrais, en mon nom et aux noms de notre secrétaire général, Jean-Pierre Vigier, et de notre vice-présidente, Frédérique Espagnac, vous souhaiter à tous une excellente année, forte en énergie et en détermination.
Énergie et détermination seront en effet nécessaires pour aborder les nombreux challenges de l’année 2024 : clarification des compétences, en particulier celle de la décentralisation du logement, relance de la réforme de l’organisation territoriale, réforme de la fiscalité locale et autonomie financière des collectivités de montagne, déclinaison des objectifs de la planification écologique dans les territoires, loi d’orientation agricole, etc.
2024 s’annonce déjà comme une année riche de défis que nous nous efforcerons de relever pour vous, et toujours avec la flamme qui nous anime depuis 40 ans.
Nous vous donnons rendez-vous pour le 40e anniversaire de l’ANEM que nous célébrerons au Dévoluy, dans les Hautes-Alpes, les 10 et 11 octobre prochains.
Au programme de ce congrès : bilan de 40 ans d’actions en faveur de la montagne et projection dans le futur afin de travailler sur l’avenir de la montagne et son adaptation !”
n°356 – Catastrophes naturelles : construire la résilience
Édito :
Jean-Pierre Vigier, Secrétaire général de l’ANEM, député de la Haute-Loire
« Pour une agriculture de montagne forte ! »
“L’agriculture de montagne, par sa contribution à la production, à l’emploi, à l’ouverture des paysages, ainsi qu’à la gestion et au développement de la biodiversité, est une activité essentielle qu’il faut préserver pour le maintien de la vie et l’entretien des espaces montagnards.
Au-delà de son apport à nos territoires, l’agriculture de montagne, extensive et orientée vers les productions de qualité, répond naturellement aux exigences des consommateurs d’une alimentation de qualité et respectueuse de l’environnement.
Mais l’agriculture de montagne ne joue pas à armes égales avec les autres territoires d’un point de vue technique et financier, sans parler de la prédation.
C’est la raison pour laquelle les revendications du monde agricole qui s’expriment au niveau national sont d’autant plus vitales en montagne. L’ANEM s’est toujours tenue aux côtés des agriculteurs et des éleveurs de montagne. C’est donc tout naturellement que nous soutenons leurs revendications.
Nous avons besoin, plus que jamais, d’une agriculture de montagne forte, qui puisse s’inscrire pleinement dans notre objectif de souveraineté alimentaire. Si c’est avant tout un métier de passion, il n’en demeure pas moins que la filière doit rester attractive. Absence de concurrence déloyale avec les produits agricoles importés, non surtransposition des directives européennes, simplification administrative, juste application des lois Egalim, versement sans délai des aides de la PAC… sont des demandes légitimes.”
n°357 – Agriculture de montagne : panorama
Édito :
Frédérique Espagnac, Vice-présidente de l’ANEM, sénatrice des Pyrénées-Atlantiques
« Une ambition nationale et collective pour la montagne »
“Les dernières semaines ont été riches d’une actualité contrastée pour les territoires de montagne. La Cour des comptes a rendu un rapport jugeant, âprement, que le modèle économique des stations est à bout de souffle, quand nos éleveurs crient leur détresse face à la pression de la prédation et une baisse globale des aides de la PAC en faveur de l’élevage de montagne.
Il est évident que, tant les évolutions sociétales que le réchauffement climatique, impactent notre modèle économique. Pourtant, à n’en pas douter, la montagne a naturellement des atouts pour relever les défis qui se présentent à elle.
Alors nous devons rappeler sans cesse des évidences. La montagne, c’est une agriculture extensive et orientée vers des productions de qualité, des politiques d’adaptation du tourisme engagées dans tous les territoires concernés, mais aussi des puits de carbone grâce à ses forêts et ses prairies permanentes, de la production d’énergies renouvelables, des pôles d’excellence reconnus à l’international comme la formation des services de secours en montagne …
Plus que jamais, la montagne a besoin d’une ambition nationale et collective à laquelle la solidarité nationale doit répondre. Et pour faire entendre nos spécificités territoriales et pour faire reconnaître nos handicaps, l’unité des montagnards est primordiale. Notre volonté de défendre la diversité de nos territoires et leur spécificité vise à construire la montagne de demain.”
n°358 – L’hydroélectricité : un atout majeur de la montagne
Édito :
Pascale Boyer, Présidente de l’ANEM, députée des Hautes-Alpes
« L’eau, créatrice de valeur »
“Sans eau il n’y a pas de vie et nous pourrions ajouter que, en montagne, l’eau produit beaucoup d’énergie !
En France, les premières centrales hydroélectriques sont apparues au milieu du 19e siècle dans les Alpes françaises. C’est à partir des premiers barrages, qui dans un premier temps servaient pour le stockage de l’eau, que l’industrie de la houille blanche s’est développée et a permis la production d’une énergie renouvelable et abondante.
Du fait de leur présence ancienne sur les territoires, les centrales hydroélectriques sont désormais intégrées au « cadre de vie » des riverains. Leur implantation historique a créé des interactions tant avec les populations locales et les acteurs politiques locaux qu’avec les acteurs agricoles ou industriels régionaux. Cette connaissance des acteurs, des enjeux, des équilibres territoriaux et de leur histoire, est capitale pour exploiter un aménagement hydroélectrique dans l’intérêt du territoire sur lequel il est implanté.
C’est la raison pour laquelle l’ANEM a toujours défendu et continuera de défendre le développement de l’hydroélectricité en montagne parce que l’hydroélectricité participe à l’aménagement du territoire et, de fait, au développement des activités économiques telles que l’agriculture, les activités de loisirs et industrielles, ainsi qu’au stockage de l’eau potable partagée au sein des bassins versants.
Il est indispensable de maintenir et même de renforcer le développement de l’hydroélectricité afin de maintenir les activités déjà existantes et de participer à la réindustrialisation décarbonée de la nation.”
n°359 -Numérique : la montagne à l’heure du très haut débit
Édito :
Jean-Pierre Vigier, Secrétaire général de l’ANEM, député de la Haute-Loire
« Un nouvel élan pour la montagne »
“En choisissant de consacrer le dossier de ce PLM au numérique, nous voulons rappeler que l’accès aux usages numériques est, plus qu’ailleurs, essentiel pour maintenir la vie en montagne et pour continuer à la rendre attractive, tant pour les montagnards que pour les touristes. N’oublions pas que la montagne a des atouts que beaucoup nous envient, au-delà des espaces naturels et des activités de plein air qu’elle rend possible. Nos territoires sont aussi des laboratoires d’expériences en créativité, en innovation et en développement. Les jeunes plébiscitent nos vallées et veulent s’y installer ou y revenir. Alors, pour eux, nous ne pouvons pas admettre que le déploiement de la fibre prenne du retard, que des services publics essentiels ferment, que l’accessibilité ne soit pas une priorité.
Il est nécessaire de s’engager dans une refondation claire et déterminée de la politique nationale de la montagne. C’est le sens de la contribution de l’ANEM en faveur d’une stratégie nationale de la montagne. Nous revendiquons un traitement particulier : c’est notre spécificité que nous faisons prévaloir depuis 40 ans et nous continuerons à le faire. La montagne est au rendez-vous des défis qui se présentent à elle, et nous sommes là pour l’accompagner.”
n°360 – L’Europe, l’autre versant de la montagne
Édito :
Frédérique Espagnac, Vice-présidente de l’ANEM, sénatrice des Pyrénées-Atlantiques
« Une Europe nécessaire à la montagne »
“L’Europe est souvent vécue dans nos territoires comme une « fabrique » de réglementations contraignantes, ou rendues comme telles, par les surtranspositions. Cela peut être une réalité dans certains cas. Pour ne prendre qu’un exemple :
le classement du loup parmi les espèces strictement protégées, qui met en péril aujourd’hui notre pastoralisme.
Il convient toutefois de rappeler qu’une politique européenne de la montagne est indispensable à nos territoires. Depuis le Traité de Lisbonne, entré en vigueur en 2009, la montagne est classée parmi les « régions souffrant de handicaps naturels ou démographiques graves et permanents ». À ce titre, les territoires de montagne sont prioritaires dans la politique européenne de cohésion économique et sociale.
L’Europe, c’est aussi la PAC et la reconnaissance de nos handicaps via l’ICHN, indispensables au maintien d’une agriculture de montagne, ou encore des fonds de plusieurs millions d’euros dont les objectifs, souvent méconnus par certains, permettent de favoriser la croissance, l’emploi, la recherche, l’éducation, la lutte contre la pauvreté… et toutes les coopérations transfrontalières de nos territoires : FEDER, FSE, FEADER, LEADER, PROCTEFA et Fonds de cohésions pour ne citer qu’eux.
Face aux défis auxquels nous sommes confrontés avec le réchauffement climatique, la montagne a, plus que jamais, besoin d’une réponse européenne ambitieuse et coordonnée.
L’Europe est aussi un atout pour la montagne ! Saisissons-nous en !”
n°361 – Les 139 députés de montagne
Édito :
Pascale Boyer, Présidente de l’ANEM, députée des Hautes-Alpes
« Pour une montagne olympique ! »
“Année 2024, année olympique et paralympique pour la France et pour nos territoires puisque certaines communes de montagne ont été labellisées « Terre de Jeux 2024 ». Ce label valorise l’engagement fort des collectivités concernées en faveur du sport et des valeurs olympiques.
Pour un territoire, être labellisé « Terre de Jeux » c’est également avoir une belle opportunité pour promouvoir le sport dans sa commune et participer à l’aventure olympique en 2024.
Une aventure olympique qui devrait se prolonger en 2030, pour les montagnards, avec la validation de la candidature des Alpes françaises pour les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2030. Les deux régions alpines (Auvergne- Rhône-Alpes et Sud) se sont associées pour que ces Jeux 2030 soient écoresponsables, ce qui contribuera grandement à leur réussite.
Je souhaite une belle réussite aux Jeux olympiques et paralympiques 2024, 2030 et à tous les sportifs, avec une attention particulière pour ceux issus de nos territoires.
Je ne peux terminer cet édito sans féliciter les coureurs inscrits aux différentes courses du Marathon du Mont-Blanc de juin dernier et qui ont participé à ces épreuves sous les couleurs de l’ANEM. Bravo à eux ! ”
n°362 – Sondage exclusif : la montagne vue par les Français
Édito :
Jean-Pierre Vigier, Secrétaire général de l’ANEM, député de la Haute-Loire
« La montagne, territoires d’avenir »
“Le sondage réalisé pour l’ANEM sur la perception qu’ont les Français de la montagne montre leur engouement pour nos territoires. Ceux-ci disposent en effet de nombreux atouts pour répondre aux attentes des plus jeunes qui aspirent à une qualité de vie que la montagne peut leur offrir. De fait, 17% des moins de 35 ans viendraient très certainement s’installer dans nos territoires s’ils en avaient la possibilité, sans toutefois méconnaître les difficultés inhérentes à la vie en montagne.
Ce sondage confirme une tendance déjà constatée : il y a certes le retour des jeunes qui, une fois leurs études terminées, reviennent s’installer dans nos vallées ; mais il y a aussi l’arrivée de nouvelles familles, avec des incompréhensions dans le passage d’un mode de vie urbain à un mode de vie montagnard parfois rêvé.
Nos territoires sont attractifs et ils doivent le rester. Pour cela, les élus sont en première ligne : il nous appartient d’œuvrer pour le développement harmonieux de nos territoires de montagne, de trouver le juste équilibre entre le maintien des espaces naturels et le développement économique. Car, ne nous trompons pas : pour concrétiser cette promesse d’une vie meilleure, il faut des emplois et des services publics. La tâche n’est pas facile, l’exercice est périlleux : il faudra beaucoup de pédagogie et de concertation pour conserver une montagne vivante.”
n°363 – État des lieux de la précarité en montagne
Édito :
Frédérique Espagnac, Vice-présidente de l’ANEM, sénatrice des Pyrénées-Atlantiques
« Pour une montagne durable »
“C’est avec grand plaisir que je vous convie les 10 et 11 octobre à la station de Superdévoluy pour célébrer les 40 ans de l’ANEM. Depuis sa création, notre Association incarne et perpétue l’esprit d’union entre les représentants de tous les massifs ; union qui a conduit à l’adoption de la première loi montagne. Grâce à sa représentativité indéniable, elle s’est imposée comme un acteur incontournable de la politique de la montagne.
Plus que jamais, l’ANEM continue son action autour d’un double objectif : faire connaître et reconnaître la spécificité et l’identité de la montagne, d’une part, et, d’autre part, offrir un lieu de débats et d’échanges sur les grandes problématiques de développement, d’aménagement et de protection de la montagne.
Sur le thème « Nos futurs durables, la montagne au défi », ce 40e Congrès sera l’occasion de se projeter dans l’avenir. Face aux défis du changement climatique, de l’évolution des attentes des populations locales et des touristes, ainsi que du désengagement de l’État dans nos territoires, la montagne démontrera une fois de plus sa résilience et saccapacité d’adaptation.”
n°364 – 40e Congrès de l’ANEM : Futurs durables, la montagne au défi
Édito :
Jean-Pierre Vigier, Secrétaire général de l’ANEM, député de la Haute-Loire
« Prêt à relever le défi de la montagne de demain ! »
“Alors que le 40e Congrès se termine, je tiens à remercier tous ceux qui ont participé à son succès : les autorités locales qui nous ont accueillis, les ministres qui sont intervenues, les anciens présidents de l’ANEM et l’ensemble des congressistes présents.
Je tiens aussi à remercier les élus de la montagne qui m’ont élu à la tête de l’Association. C’est avec fierté que je porterai la voix de tous les massifs. Je mesure aussi le poids des responsabilités.
Les territoires de montagne sont à la croisée des chemins entre les conséquences du réchauffement climatique et les nouvelles attentes des populations. À cela s’ajoutent des contraintes budgétaires sans précédent. Nous sommes tiraillés entre des injonctions contradictoires : les élus doivent dès aujourd’hui anticiper les conséquences socio-économiques du réchauffement climatique mais sans aucun moyen financier !
Dès mon élection, avec Frédérique Espagnac et Xavier Roseren, j’ai alerté Catherine Vautrin, ministre du Partenariat avec les territoires et de la Décentralisation, Françoise Gatel, ministre déléguée en charge de la Ruralité, du Commerce et de l’Artisanat, ainsi que le cabinet du Premier ministre, Michel Barnier, sur l’importance d’appliquer une politique différenciée pour tenir compte des spécificités de la montagne.
Vous pouvez compter sur ma détermination pour défendre les intérêts de la montagne !”
n°365 – Les JOP d’hiver 2030 dans les Alpes françaises
Édito :
Frédérique Espagnac, Vice-présidente de l’ANEM, sénatrice des Pyrénées-Atlantiques
« Gardons le cap ! »
“Nous avons l’habitude de dire que rien n’est donné aux montagnards : nous devons mener inlassablement les mêmes combats pour défendre nos spécificités. Force est de constater que la constance des combats menés par les élus de la montagne paie.
La preuve en est : l’ANEM demandait le déclassement du loup d’« espèce strictement protégée » à « espèce protégée » depuis des années. Les États membres de la convention de Berne viennent de donner leur accord afin de baisser le niveau de protection du loup – décision qui entrera en vigueur dans trois mois. La directive européenne Habitat se conformant à la convention de Berne, il faut maintenant engager sa révision. Une fois ces étapes franchies, nous pourrons modifier notre droit national en vue d’une meilleure protection des troupeaux contre le loup.
Nous savons qu’il faut continuer à faire pression pour que ce dossier aboutisse : nous saisirons sans attendre nos parlementaires européens ainsi que la direction générale de l’environnement de la Commission européenne. Nous garderons le cap ! Comme nous le ferons sur les compétences eau et assainissement.
Alors que la proposition de loi revenant sur le caractère obligatoire de ce transfert a été adoptée en première lecture au Sénat, nous agirons auprès du nouveau gouvernement afin qu’il porte la promesse faite et que cette proposition de loi soit inscrite sans délai à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.”
















