Le magazine Pour La Montagne (PLM) est l’un des principaux outils de communication de l’ANEM. Mensuel de référence de la montagne, il est imprimé à 4200 exemplaires et couvre l’ensemble des sujets d’actualité : finances, environnement, agriculture, tourisme, etc.
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n°366 – 40 ans après la loi Montagne, vers une nouvelle différenciation territoriale ?
Édito :
Xavier Roseren, Vice-président de l’ANEM, député de la Haute-Savoie
« Pour une année 2025 au top ! »
“Il me revient de vous souhaiter à toutes et à tous une belle et heureuse année 2025, en mon nom et ceux de Jean-Pierre Vigier, notre président, et de Frédérique Espagnac, notre secrétaire générale.
C’est un honneur pour moi d’avoir été élu vice-président de l’ANEM lors du dernier Congrès qui s’est tenu à Superdévoluy. J’ai à cœur de défendre depuis de nombreuses années les enjeux liés à l’environnement spécifique de nos montagnes et de nos vallées. J’ai développé une méthode participative unique dans mon département afin de travailler avec les citoyens sur les enjeux de la montagne, en particulier l’agriculture, l’environnement, l’industrie, le logement, la qualité de l’air, le tourisme durable et la santé.
En m’engageant au sein de l’ANEM, je veux travailler avec l’ensemble des élus locaux de tous les massifs pour faire avancer la cause de la montagne, qu’il s’agisse de permettre à l’ensemble de nos habitants de se loger dans des conditions décentes ou de développer l’attractivité de
nos territoires tout en respectant notre environnement.”

n°367 – Forêt : quelles menaces ? quelles adaptations ?
Édito :
Jean-Pierre Vigier, Président de l’ANEM, député de la Haute-Loire
« Non aux fermetures de classes ! »
“En ce début d’année, l’élaboration de la carte scolaire est au cœur des préoccupations des élus locaux. Comme tous les ans, nous apprenons que l’Éducation nationale envisage des fermetures massives de classes dans les communes de montagne, au mépris du bien-être des élèves, du maintien des services publics et de la loi !
Une fois de plus, et comme tous les ans, l’ANEM doit rappeler aux services de l’Éducation nationale que la loi Montagne pose un droit à la différenciation et, qu’en matière de carte scolaire, les seuils retenus pour décider ou non de la fermeture d’une classe ailleurs ne s’appliquent pas en montagne.
Les élus de montagne ont tous conscience qu’une école dans une commune isolée, difficile d’accès est essentielle à l’attractivité et au maintien de la vie dans leur territoire. Cette absence de prise en considération des spécificités des territoires de montagne interroge une fois de plus sur la stratégie et la vision globale que l’État peut porter sur la montagne. Nous ne lâchons rien ! ”

n°368 – Agriculture : la question foncière
Édito :
Jean-Pierre Vigier, Président de l’ANEM, député de la Haute-Loire
« Pour une agriculture de montagne forte»
“La loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture, qui vient d’être adoptée, apporte un soutien indispensable à l’installation et la transmission des exploitations des jeunes agriculteurs et tient compte des spécificités de l’agriculture et de l’élevage de montagne pour assurer la souveraineté alimentaire. Nous ne répèterons jamais assez que l’agriculture et l’élevage en montagne répondent naturellement aux attentes des consommateurs : extensifs et tournés vers des productions de qualité, ils proposent des produits sains et respectueux de l’environnement.
L’agriculture et l’élevage de montagne sont essentiels à nos territoires : au-delà de leur contribution à d’aménagement du territoire, ils participent pleinement à l’entretien des paysages et à l’attractivité touristique. Nous devons, plus que jamais, nous battre afin de conserver une agriculture forte. Et, pour cela, nos agriculteurs et éleveurs doivent pouvoir vivre du fruit de leur travail, même si les contraintes géographiques et climatiques les pénalisent.
Alors que la Commission européenne a présenté sa « vision pour l’agriculture et l’alimentation à l’horizon 2040 », et dans la perspective des négociations de la future PAC, l’ANEM soutient sans réserve l’agriculture et l’élevage de montagne. Au premier rang des combats de l’Association :
le maintien de l’enveloppe de l’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN) à destination des territoires de montagne. Celle-ci est la reconnaissance des handicaps naturels de l’agriculture et de l’élevage de montagne, et doit continuer à répondre à sa finalité d’origine.”

n°369 – Retour de terrain des élus sur les maisons France services
Édito :
Xavier Roseren, Vice-président de l’ANEM, député de la Haute-Savoie
« Forte mobilisation en faveur du CNM »
“Le 24 mars dernier, les députés adoptaient en commission un amendement visant à supprimer le Conseil national de la montagne (CNM), sans que le gouvernement ne s’y oppose. Or, le CNM est le lieu de concertation privilégié entre le gouvernement, les élus, les forces économiques et le monde associatif sur l’avenir des territoires de montagne. Par sa composition, il crée les conditions de structuration des stratégies globales de développement de la montagne.
L’annonce de la possible suppression du CNM a soulevé la colère des élus de montagne au regard des enjeux actuels, et à venir, d’adaptation des territoires au changement climatique. L’ANEM a vivement réagi devant cette perspective. Il s’en est suivi une très forte mobilisation des élus de tous les massifs. Nous avons su montrer une fois de plus notre cohésion. Si la montagne est plurielle, les montagnards ont toujours eu la conscience de ce qui les réunit : la pente, le climat et l’altitude !
Face à l’ampleur de la mobilisation, le gouvernement a rapidement affirmé son soutien au CNM et a confirmé la mission qui lui a été confiée, ainsi qu’à l’ANEM, sur l’évaluation du Plan Avenir Montagnes et l’élaboration d’une feuille de route afin d’adapter les territoires de montagne au dérèglement climatique.”

n°370 – Mobilité électrique : passe-t-on la seconde en montagne ?
Édito :
Frédérique Espagnac, Secrétaire générale l’ANEM, sénatrice des Pyrénées-Atlantiques
« Eau et assainissement : la montagne a enfin été entendue »
“Depuis dix ans, l’ANEM se bat pour que les communes de montagne puissent choisir de transférer – ou non – les compétences eau et assainissement à leur intercommunalité. Ce combat reposait sur un principe clair : nul ne connaît mieux les besoins d’un territoire que ses élus de proximité. La loi promulguée le 12 avril 2025 consacre enfin cette liberté. Portée par le Sénat, elle redonne aux maires la place qu’ils n’auraient jamais dû perdre.
Nous saluons cette avancée, fruit de l’engagement d’élus de tous les horizons. Car ici, l’eau n’est pas une abstraction technocratique, c’est un enjeu de survie et d’aménagement. La loi NOTRe de 2015 imposait un modèle unique et inadapté à la diversité de nos vallées. Elle méconnaissait le rôle des bassins versants et l’intelligence des maires, capables de coopérer quand cela fait sens, ou de gérer seuls quand cela est nécessaire.
Nous n’étions pas contre la coopération, mais contre l’obligation.
Les élus de montagne veulent rester les garants d’une ressource rare et précieuse. La montagne a été entendue. Il était temps.”

n°371 – Revitalisation rurale : des avantages ciblés pour les territoires les plus fragiles
Édito :
Xavier Roseren, Vice-président de l’ANEM, député de la Haute-Savoie
« Risques glaciaires et catastrophes naturelles : des menaces croissantes »
“Le 28 mai dernier, l’effondrement d’un glacier a entraîné des millions de mètres cubes de glace et de roche sur un village suisse provoquant sa disparition. Cet événement n’est pas sans rappeler la catastrophe du hameau de la Bérarde en Isère, dévasté, il y a un an, par une crue torrentielle qui avait notamment pour origine la vidange brutale d’un lac supraglaciaire.
Résultat du réchauffement climatique, la fonte des glaciers va en s’accélérant et provoque des phénomènes naturels de plus en plus marqués, auxquels doivent faire face les élus de montagne. Les conséquences, tant sur les personnes que sur les biens, sont connues et les conséquences financières risquent, quant à elles, d’être exponentielles dans les années à venir.
Le troisième volet du Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC) est consacré aux risques glaciaires et, plus généralement, aux catastrophes naturelles. L’objectif est notamment de mettre l’accent sur l’amélioration de la connaissance scientifique qui entoure ces phénomènes, pour mieux les appréhender et mieux les gérer. C’est un enjeu essentiel car le risque est inédit. Mais il soulève aussi beaucoup d’interrogations sur les moyens que l’État a promis d’allouer à ce risque majeur en montagne dans un contexte financier très contraint. L’ANEM sera très vigilante dans le cadre des prochains arbitrages budgétaires pour que les moyens promis soient bien inscrits au budget.”

n°372 – ATLAS
Démographie, économie, environnement : une cartographie des massifs français
Édito :
Jean-Pierre Vigier, Président de l’ANEM, député de la Haute-Loire
« Un atlas et des crédits pour la montagne ! »
“L’atlas commandé par l’ANEM est un outil conçu pour offrir
un regard à 360 degrés sur les grandes tendances économiques,
démographiques, sociétales et environnementales
des territoires de montagne.
Ce résultat a été obtenu grâce à la compilation et à l’analyse de milliers de données statistiques qui permettent une comparaison à l’échelle des massifs montagneux pour une compréhension fine de leurs spécificités, de leurs atouts et de leurs carences.
L’un des enseignements réside dans le fait que les conditions de vie en montagne sont globalement dans la moyenne nationale malgré un niveau d’équipements et de services inférieur à la moyenne.
Nos territoires sont attractifs et doivent impérativement le rester. Pour y parvenir, il nous appartient de continuer à oeuvrer en faveur du développement harmonieux de la montagne avec la recherche permanente du juste équilibre entre le maintien des espaces naturels, l’adaptation au changement climatique et le développement économique.
Pour concrétiser l’objectif d’une vie meilleure en montagne, il est impératif de maintenir les crédits affectés au Fonds national d’aménagement et de développement des territoires (FNADT) qui conditionnent toute la politique des massifs et les engagements de l’État vis-à-vis de la montagne.
Les élus de la montagne veilleront, lors du débat budgétaire qui s’ouvrira début octobre au Parlement, à faire entendre la voix et la spécificité de nos territoires.”






