Les élus de la montagne plaident la défense de l’agropastoralisme face aux menaces du prédateur lors d’une rencontre avec Elisabeth Borne

Annie GENEVARD, députée du Doubs, Jeanine DUBIE, députée des Hautes-Pyrénées, et Frédérique LARDET, députée de la Haute-Savoie, respectivement présidente, secrétaire générale et vice-présidente de l’ANEM, accompagnées de Pascale BOYER, députée des Hautes-Alpes, et Emilie BONNIVARD, députée de la Savoie, membres du Comité directeur, ont été reçues par la ministre de la Transition écologique et solidaire...

Agriculture / Forêt

À travers son activité productive, principalement tournée vers l’élevage extensif et le pastoralisme, l’agriculture assure de façon constante l’accessibilité, l’entretien permanent et la sécurisation de l’espace montagnard. Elle est de ce fait le secteur d’activité de base insubstituable de l’économie montagnarde. Ses rendements moindres et ses coûts de production plus élevés justifient que des mécanismes d’aides publiques lui soient consacrés. Pour l’essentiel, ceux-ci se répartissent entre quatre objectifs : compenser le handicap naturel, favoriser l’installation, prendre en compte les surcoûts de matériels spécifiques ou de modernisation des bâtiments, et encourager la qualité.

La forêt est un autre élément identitaire fort de la montagne. Outre son rôle en matière paysagère et comme support de biodiversité, sa bonne exploitation contribue avant tout à stabiliser les sols en pente et à prévenir des risques naturels gravitaires comme les glissements de terrain ou les chutes de blocs. Pour remplir correctement cette mission, elle doit être régulièrement entretenue et exploitée, ce qui revient à surmonter de multiples difficultés : ouverture de pistes forestières, systèmes de débardage spéciaux (notamment par câble), micro-parcellisation rendant la moindre coupe complexe, et parfois impossible.

Outre la difficulté d’accéder à un marché mondialisé et très concurrentiel, les forêts doivent affronter deux menaces : l’étouffement qui les rend dangereuses faute d’avoir été exploitées à maturité, et le changement climatique qui génère un assèchement relatif de leur hygrométrie, propice au développement de maladies, et une modification de l’équilibre des populations entre feuillus et résineux.