L’ANEM, au côté des agriculteurs et des éleveurs, pour une pleine reconnaissance des valeurs de l’agriculture de montagne dans la prochaine PAC

Mercredi 3 février, l’ANEM et les professionnels agricoles des Pyrénées, des Alpes, du Jura, de la Corse, des Vosges et du Massif central, ont donné une conférence de presse commune en présence de Jeanine Dubié, présidente de l’ANEM, Pascale Boyer, secrétaire générale, Jean-Pierre Vigier, vice-président, Philippe Lacube, représentant de l’intermassif agricole français (IAF) Pyrénées, Dominique Fayel, représentant de l’IAF Massif central et Jérémy Jallat, représentant de l’IAF Alpes.

Devant près d’une vingtaine de journalistes, les représentants de la montagne ont unis leurs voix pour une meilleure prise en compte des enjeux de l’agriculture et des territoires de montagne dans la déclinaison française des objectifs européens de la future PAC.

La PAC 2021-2027 introduit une nouvelle forme de gouvernance en permettant à chaque État membre, à travers un programme stratégique national (PNS), de définir les priorités et les critères de financement dans le respect des objectifs stratégiques arrêtés par la Commission européenne.

Le projet de règlement européen reconnaît les atouts de l’agriculture de montagne et défend une PAC plus verte et plus juste à laquelle les professionnels du secteur sont prêts à répondre, comme ils l’ont fait sur la PAC précédente (2015-2020).

Si les objectifs stratégiques de la Commission reconnaissent l’agriculture de montagne à sa juste valeur, leur déclinaison au niveau national suscite les plus vives inquiétudes parmi les agriculteurs et les éleveurs de montagne – inquiétudes partagées par l’Association.

Les montants moyens perçus par les bénéficiaires de montagne et de zone intermédiaire restent inférieurs aux autres territoires, et ce malgré la compensation des handicaps naturels. Pourtant, la réforme de 2015 a eu un réel effet levier pour le développement des territoires avec des taux d’installation nettement supérieurs en zone de montagne. Aussi la PAC de demain doit s’inscrire dans la continuité de celle d’aujourd’hui.

À l’heure actuelle, force est de constater que les premières orientations nationales font craindre une baisse de l’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN) et des aides couplées, d’une part, et, d’autre part, une remise en cause de la convergence et de la méthode de déclaration des surfaces pastorales.

L’ANEM et les professionnels agricoles des Pyrénées, des Alpes, du Jura, de la Corse, des Vosges et du Massif central ont saisi le ministre de l’Agriculture afin qu’il apporte une réponse adaptée dans les orientations du PNS afin de continuer à soutenir un secteur vecteur d’activités, d’attractivités et de sécurité.

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