L’ANEM renouvelle son soutien aux agriculteurs de montagne

Le nouveau Comité directeur de l’Association nationale des élus de la montagne (ANEM) et son exécutif, Jean-Pierre Vigier, président de l’ANEM et député de la Haute-Loire, Frédérique Espagnac, secrétaire générale et sénatrice des Pyrénées-Atlantiques, et Xavier Roseren, vice-président et député de la Haute-Savoie, ont renouvelé, dans un communiqué du 25 novembre, le soutien sans faille de l’Association aux agriculteurs montagnards dont le modèle, exemplaire et vital pour les territoires de montagne, est de plus en plus menacé.

Rappelant que plus de 17 % des exploitations agricoles et près de 16% du cheptel herbivore se situent en montagne, L’ANEM défend plus que jamais les revendications des agriculteurs afin qu’ils puissent exercer leur métier dans des conditions soutenables et selon une juste rémunération.

Qu’il s’agisse, entre autres, de la prédation, des crises sanitaires dans les élevages ou des conséquences économiques catastrophiques qu’aurait la signature par l’Europe de l’accord avec les pays du Mercosur, les menaces sur les agriculteurs montagnards sont nombreuses, alors même que les exploitations de montagne sont plus exposées au changement climatique et plus vulnérables en raison leur taille (73% des exploitations de montagne sont des micros ou des petites exploitations).

Sur la prédation, l’ANEM soutient les éleveurs et renouvelle notamment sa demande d’un assouplissement des tirs face à des attaques de plus en plus fréquentes dans des zones qui ne cessent de s’élargir.

L’ANEM est aussi au côté des éleveurs face à la multiplication des menaces sanitaires, telles que la fièvre catarrhale ovine (FCO) et la maladie hémorragique épizootique (MHE), et demande une prise en charge à la hauteur des préjudices subis.

L’ANEM rappelle enfin son rejet total de l’accord de libre-échange du Mercosur et espère que la position de la France sera entendue. Les agriculteurs de montagne seraient les premières victimes d’un tel accord et il est au contraire indispensable que l’agriculture montagnarde, ancestralement vertueuse et qui répond aux attentes de qualité des consommateurs, soit protégée.

Retrouvez également l’intervention de Jean-Pierre Vigier le 26 novembre à l’Assemblée nationale pour soutenir le Non au Mercosur.