Retour sur la première réunion 2025 du Comité directeur de l’ANEM

Jeudi 6 mars, l’ANEM a tenu une réunion de son Comité directeur dans les nouveaux locaux d’Enedis, partenaire de l’ANEM, à la Défense et en visioconférence, rassemblant près de 60 élus.

Jean-Pierre Vigier, président de l’ANEM, Frédérique Espagnac, secrétaire générale, et Xavier Roseren, vice-président, ont d’abord dressé un bilan des dernières actions de l’ANEM :

  • Sur la question des fermetures de classes, le soutien apporté localement par l’ANEM a été salué, avec le témoignage de plusieurs élus qui se sont appuyés sur les conseils et informations de l’Association pour sauver leurs classes.
  • Concernant le loup, l’ANEM a remporté un premier combat avec la révision de son niveau de protection dans la convention de Berne, il faut maintenant le faire évoluer dans la directive Habitats.
  • Les avancées pour la montagne dans la loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture ont également été présentées : le renforcement de la VAE (validation des acquis de l’expérience) dans le secteur agricole ; la prise en compte de la spécificité montagne dans le développement des territoires en matière de souveraineté agricole ; l’atténuation de régime de la responsabilité du propriétaire de chien de protection ; le fait que le refus de renouvellement d’une convention pluriannuelle de pâturage ne puisse plus être motivé par la présence de chien de protection ; l’autorisation de tirs pour la protection des troupeaux de bovins, d’équins et d’asins ; l’exclusion de l’objectif ZAN des surfaces occupées par des ouvrages nécessaires à l’exercice d’une activité agricole.
  • La loi de finances pour 2025 et ses acquis pour les territoires de montagne.
  • La fin du transfert obligatoire des compétences eau et assainissement portée de longue date par l’ANEM : les élus espèrent maintenant que la loi sera adoptée par le Parlement avant la fin du mois de mars. Des élus ont également alerté sur des blocages potentiels de financements par des agences de l’eau qui conditionneraient les demandes de subventions au transfert de compétences à une intercommunalité ou un syndicat.

Un document détaillant les dernières actions et actualités de l’ANEM est disponible ci-contre : Actions ANEM CD 6.03.25

Les premiers travaux des cinq commissions permanentes de l’ANEM pour préparer l’Acte III de la loi Montagne (Services publics, Tourisme, Agriculture et Forêt, Attractivité, Aménagement des territoires) ont été présentés par les co-présidents et Nicolas Evrard qui leur apporte son conseil, avec le détail des thèmes abordés et les principaux enjeux. La prochaine étape sera d’auditionner en mars et avril les parties prenantes dans chacune de ces thématiques : élus, représentants de l’État, acteurs socio-économique et associations.

Parmi les questions diverses, a été évoquée la mise à l’ordre du jour au Sénat de deux propositions de loi : l’une visant à renforcer la parité dans les fonctions électives et exécutives du bloc communal ; la seconde visant à harmoniser le mode de scrutin aux élections municipales. Les élus de l’ANEM ont salué ces démarches qui ne peuvent que faciliter l’engagement des élus locaux lors des prochaines municipales.

Pour clore la réunion, Vincent Dufour, directeur des affaires publiques d’Enedis, et Thomas Zanone, directeur territorial adjoint Pays de Savoie et responsable projet Alpes 2030, sont intervenus. Le partenariat entre l’ANEM et Enedis se poursuit depuis 2013 et reflète les enjeux communs avec les élus de montagne, notamment sur l’adaptation au changement climatique et la nécessité de résilience des réseaux face aux aléas climatiques de plus en plus nombreux et intenses. Vincent Dufour a également évoqué les écoles de réseaux de proximité qui forment sur le terrain, avec près de 8000 jeunes qui vont bientôt en sortir.

Enfin, le rôle d’Enedis dans la préparation des JOP de 2030 dans les Alpes a été présenté, à l’image de ce qui avait déjà été fait par l’opérateur pour Paris-2024, avec une double approche “durabilité” et “héritage” : fournir une énergie électrique bas carbone, s’appuyer sur les réseaux électriques existants et mettre en œuvre des travaux qui resteront en héritage à l’issue des Jeux.