Changement climatique : l’ANEM défend une adaptation à la hauteur des enjeux de la montagne

Jean-Pierre Vigier, président de l’ANEM et député de la Haute-Loire, et Frédérique Espagnac, secrétaire générale de l’ANEM et sénatrice des Pyrénées-Atlantiques, ont rencontré mercredi 16 septembre Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, pour échanger sur l’avenir des territoires de montagne face au changement climatique.

Cette rencontre intervient après plusieurs annonces de la ministre en faveur de l’adaptation des forêts suite à un été marqué par des épisodes climatiques extrêmes. L’ANEM a rappelé que les territoires de montagne, jusqu’ici relativement épargnés par les grands incendies, sont désormais exposés à des phénomènes d’une ampleur nouvelle auxquels habitants et élus ne sont ni habitués ni préparés.

Dans ce contexte, la forêt constitue un enjeu majeur. Au-delà de la préservation de la biodiversité et du stockage du carbone, elle forme en altitude une véritable infrastructure naturelle de protection. En stabilisant les sols et les versants, les espaces boisés participent directement à la sécurité des populations, des habitations et des voies de communication face aux avalanches, chutes de blocs, glissements de terrain ou crues torrentielles.

Monique Barbut a fait part de sa forte sensibilité à la fonction protectrice des forêts et à leur importance en matière de sécurité civile. Alors que 100 millions d’euros sont annoncés au titre du Fonds vert en 2027 pour accompagner l’adaptation des forêts face au dérèglement climatique, une attention particulière devrait être accordée à la restauration et à la protection des boisements des massifs.

La ministre a également marqué son intérêt pour le rapport élaboré depuis novembre 2025 par l’ANEM et le Conseil national de la montagne (CNM). Finalisé cet été, celui-ci pose une question qui dépasse la seule adaptation climatique : comment maintenir des territoires de montagne vivants et habités à l’horizon 2050 ?

Ces réflexions se poursuivront lors du 42e Congrès de l’ANEM, les 15 et 16 octobre prochains à Gex, dans le massif du Jura. Face aux bouleversements en cours, l’ANEM continuera de défendre une politique ambitieuse et adaptée aux spécificités de la montagne, afin de préserver des territoires vivants, habités et résilients.