Changement climatique : les collectivités de montagne face à une pression budgétaire croissante

L’ANEM a réalisé une enquête auprès de l’ensemble des communes de montagne afin de mesurer les conséquences du changement climatique sur leurs finances. Les premiers résultats révèlent une pression budgétaire croissante et des besoins d’accompagnement importants.

Multiplication des événements climatiques extrêmes, dégradation des infrastructures ou encore prévention des risques naturels : les conséquences du changement climatique se traduisent désormais par des dépenses concrètes et parfois considérables pour les collectivités de montagne.

Les premiers enseignements du sondage témoignent de l’ampleur du phénomène : 75,6 % des répondants constatent déjà un impact du changement climatique sur leurs dépenses.

Les dépenses d’entretien et de réparation de la voirie ainsi que des ouvrages publics figurent parmi les postes les plus affectés, notamment sous l’effet des intempéries et des mouvements de terrain. S’y ajoutent les dépenses liées à la gestion de l’eau, à la prévention des inondations, à l’entretien des espaces naturels et forestiers ainsi qu’à la sécurisation des infrastructures. L’adaptation des bâtiments communaux est également largement touchée, particulièrement les logements et les écoles.

Ces charges nouvelles, qui peuvent atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros, pèsent sur des budgets locaux déjà contraints. 35 % des répondants déclarent ainsi avoir dû reporter ou abandonner des projets pour financer des investissements de prévention ou de gestion des risques naturels.

Face à ces défis, 55,3 % des répondants estiment ne pas être suffisamment informés, préparés et accompagnés pour faire face à l’augmentation des risques naturels.

Ces premiers constats soulignent l’urgence d’adapter les mécanismes de financement et de renforcer l’accompagnement des collectivités de montagne.

L’ANEM présentera les résultats détaillés de cette enquête dans un prochain numéro de Pour la Montagne, afin de nourrir ses propositions en faveur d’une meilleure prise en compte des spécificités montagnardes dans les politiques d’adaptation au changement climatique et leur financement.