Alors que les discussions se poursuivent au sein du gouvernement et avec les associations d’élus locaux pour la préparation du prochain budget, Jean-Pierre Vigier, député de la Haute-Loire et président de l’ANEM, et Frédérique Espagnac, sénatrice des Pyrénées-Atlantiques et secrétaire générale, ont rencontré François Rebsamen, ministre de l’Aménagement du territoire, le 28 mai dernier.
Les représentants de l’ANEM ont d’abord partagé les inquiétudes des élus de la montagne quant à la pérennité du soutien de l’État au développement des massifs, dans un contexte budgétaire contraint. Ils ont notamment défendu le maintien du Fonds national d’aménagement et de développement du territoire (FNADT), fonds spécifique aux territoires de montagne qui finance des centaines de projets dans de nombreux domaines : adaptation au changement climatique, soutien aux filières locales, diversification touristique, préservation de l’environnement et de la biodiversité, etc.
Ils ont aussi demandé le maintien des financements pour les maisons France services, reconnues pour leur utilité et leur efficacité auprès des populations, afin de conserver un maillage dense de services publics. Leur nombre doit bien être porté à 2900 en fin d’année 2025 et même à 3000 l’an prochain, avec des financements assurés.
En matière d’aménagement du territoire, les élus de l’ANEM ont plaidé pour une poursuite de la reconnaissance des spécificités de la montagne garantie par les lois Montagne I et II. Depuis 1985, les territoires de montagne sont soumis à des règles particulières en matière d’urbanisme et de construction. Ainsi, ils figurent parmi les territoires les moins consommateurs d’espaces naturels. Sans remettre en cause l’objectif de préservation des sols, l’ANEM demande la révision des modalités de mise en œuvre du zéro artificialisation nette (ZAN) afin de tenir compte de ces spécificités et ne pas mettre à l’arrêt de nombreux projets de développement en montagne.
Enfin, les élus ont rappelé la nécessité de préserver le dispositif France ruralités revitalisation (FRR), qui offre des avantages aux entreprises et aux professions libérales lorsqu’elles s’installent dans les territoires ruraux, avec un calendrier aligné pour l’ensemble des communes jusqu’en 2029.





