Dans le cadre de l’Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux, l’Association nationale des élus de la montagne (ANEM), son président Jean-Pierre Vigier, sa secrétaire générale Frédérique Espagnac et son vice-président Xavier Roseren, ont assuré une présence active au Salon International de l’Agriculture (SIA 2026), avec une permanence organisée dans le village du Collectif des races locales de Massif (CORAM). Cette mobilisation traduit l’engagement constant de l’ANEM en faveur d’une montagne productive, vivante et habitée.
Dans les massifs, l’élevage et l’estive structurent la vie des territoires : ils entretiennent les paysages, soutiennent l’activité économique locale et contribuent à l’équilibre des milieux. Mais l’agriculture de montagne repose sur un modèle particulièrement contraint, où l’accès aux pâturages et la disponibilité de l’eau conditionnent directement l’organisation du travail et la conduite des troupeaux. Le changement climatique vient encore fragiliser cet équilibre, en modifiant la pousse de l’herbe, en accentuant les sécheresses estivales et en multipliant les épisodes extrêmes, avec des conséquences immédiates sur la sécurité et la continuité de l’activité pastorale.
Face à ces défis, l’ANEM agit pour sécuriser et adapter l’activité agricole en montagne. À travers l’Acte III Montagne, elle porte des propositions visant à accompagner l’adaptation au changement climatique, préserver la viabilité des exploitations et maintenir une présence humaine en estive. Ainsi, l’ANEM défend notamment la compensation des handicaps naturels, la structuration d’outils de transformation de proximité, une gestion durable de la ressource en eau et des réponses opérationnelles face à la prédation, afin de garantir la pérennité des exploitations de nos agriculteurs de montagne.
Cette édition a été marquée par une rencontre avec les représentants des chambres d’agriculture des massifs, ainsi qu’une réunion de travail avec le CORAM, la Fédération nationale des communes pastorales (FNCP) et l’Association française du pastoralisme (AFP) autour de la loi pastorale, de la PAC 2028-2034 et de l’Acte III Montagne. Un échange avec la FNSEA a également permis d’aborder la loi d’urgence agricole et la question de la prédation. L’ANEM remercie l’ensemble des partenaires rencontrés pour la qualité des échanges, se félicite de la dynamique collective engagée et se réjouit de poursuivre les travaux amorcés.
La signature d’un partenariat avec le Centre national interprofessionnel de l’économie laitière (CNIEL) a concrétisé une collaboration de longue date. Cette coopération permettra de relayer et d’amplifier le plaidoyer porté par le CNIEL en faveur de la filière laitière de montagne afin de faire reconnaître pleinement ses spécificités et ses contraintes, de défendre le maintien d’outils de collecte et de transformation de proximité et de renforcer les conditions de rémunération et de sécurisation économique des producteurs dans les territoires de massif.
À travers sa présence au SIA 2026, l’ANEM réaffirme que l’agriculture et le pastoralisme sont des leviers essentiels de souveraineté alimentaire, de résilience climatique et de vitalité des territoires de montagne.
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