Jean-Pierre Vigier, président de l’Association nationale des élus de la montagne (ANEM) et député de la Haute-Loire, Frédérique Espagnac, secrétaire générale et sénatrice des Pyrénées-Atlantiques, et Xavier Roseren, vice-président et député de la Haute-Savoie, se félicitent de l’adoption, le 2 juin, par l’Assemblée nationale du projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles.
À l’issue de plus de 50 heures de débats, les députés ont enrichi le texte, notamment sur les contrats d’avenir, la restauration collective, la gestion de l’eau, la lutte contre la prédation ou encore les relations commerciales.
- L’article 4 ajoute les produits bénéficiant de la mention « produit de montagne » dans les objectifs d’approvisionnement de la restauration collective lorsque leurs qualités sont reconnues par un système de certification. Cette évolution constitue une avancée importante pour les filières agricoles de montagne, en ouvrant de nouveaux débouchés aux productions locales et en renforçant leur visibilité auprès des consommateurs.
- L’article 6 ter intègre le stockage de la ressource parmi les objectifs de gestion de l’eau en montagne pour répondre aux besoins liés à l’alimentation en eau potable, à l’agriculture, à l’abreuvement des troupeaux, à la sécurité civile, à la production d’énergie et aux activités touristiques.
- L’ANEM salue enfin les évolutions apportées à l’article 14 relatif à la gestion du loup et à la protection des troupeaux. Rapporteur de cet article, Xavier Roseren a porté plusieurs dispositions attendues par les éleveurs de montagne :
- La possibilité pour le gouvernement de fixer, par arrêté ministériel, le plafond annuel de prélèvement du loup en fonction du nombre minimal d’individus nécessaires au maintien d’un état de conservation favorable de l’espèce.
- La reconnaissance légale des zones « difficilement protégeables » dans lesquelles les éleveurs pourront désormais accéder aux tirs de défense sans être conditionnés.
- Les tirs d’effarouchement et de défense pourront être autorisés afin de prévenir des dommages importants à l’élevage dans les parcs nationaux, les réserves naturelles et les sites classés.
- L’utilisation de lunettes de tir à intensification de lumière ou à dispositifs thermiques sera autorisée pour les éleveurs, sous conditions, dans le cadre des tirs de défense.
- L’amélioration du cadre applicable aux lieutenants de louveterie, dont le rôle est conforté dans la coordination des opérations de tirs.
L’ANEM remercie Annie Genevard, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, pour son soutien aux propositions portées par les élus de montagne concernant notamment la valorisation des produits de montagne dans la restauration collective.
« Derrière chaque exploitation de montagne, il y a des femmes et des hommes qui font vivre nos vallées, entretiennent nos paysages et participent à l’attractivité de nos massifs. Ce texte va dans le sens de la préservation de ce modèle montagnard auquel nous sommes profondément attachés. Face aux défis croissants que sont la prédation, l’accès à la ressource en eau ou encore le renouvellement des générations, il apporte des réponses attendues et adaptées aux réalités du terrain », déclare Jean-Pierre Vigier, président de l’ANEM.
Comme le souligne Frédérique Espagnac, secrétaire générale de l’ANEM : « ce texte traduit la capacité des élus de massif à porter collectivement des solutions concrètes au service d’une montagne vivante, productive et habitée. »
« Pendant trop longtemps, nos éleveurs ont eu le sentiment d’être laissés seuls face à la prédation. Ce texte marque un changement clair : nous reconnaissons enfin les réalités du terrain », rappelle Xavier Roseren, vice-président de l’ANEM.
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