Retour sur la réunion de la commission permanente du Conseil national de la montagne

L’ANEM et sa présidente, Jeanine Dubié, députée des Hautes-Pyrénées, ont participé à la réunion de la commission permanente du Conseil national de la montagne (CNM) du 16 décembre, sous la présidence d’Annie Genevard, vice-présidente de l’Assemblée nationale, députée du Doubs. La réunion a été l’occasion de revenir sur les fonds Avenir Montagnes Investissement et Avenir Montagnes Ingénierie, l’Appel à manifestation d’intérêt (AMI) “France tourisme ingénierie” sur la rénovation des stations de montagne et, enfin, sur le projet RENFORT (Réseau national forêt et territoires).

Les opérations du fonds Avenir Montagnes Investissement ont vocation à favoriser la diversification de l’offre touristique, la conquête de nouvelles clientèles, l’accélération de la transition écologique des activités touristiques et enfin la dynamisation de l’immobilier de loisirs et du développement du thermalisme. 133 projets ont été retenus (représentant 50 millions d’euros).

Les traits saillants de la première salve d’investissements sont :

  • Le Massif central (28%), les Alpes (26%) et les Pyrénées (19%) sont les massifs les plus représentés.
  • La répartition des thématiques est relativement homogène avec une légère primauté vers la valorisation du patrimoine naturel et culturel (19%). Il faut aussi noter la place importante accordée au thermalisme (16%). Il est d’ailleurs à noter que 6 projets liés au thermalisme, pour un montant de 37,4 millions d’euros, sont situés dans le Massif central (92%). Jeanine Dubié s’est félicitée de ce succès et a rappelé qu’il s’agit d’une activité complémentaire du ski. La réussite du plan souligne l’intérêt d’inclure pleinement le thermalisme dans la diversification.
  • Les projets sont attachés aux territoires et tous répondent à des besoins différents (la mobilité dans les Alpes, le thermalisme dans le Massif central, le développement d’infrastructures sportives de diversification en Corse, la diversification dans le Jura avec la question de l’hébergement touristique comme dans le massif des Vosges…).
  • Les projets sont essentiellement portés par les communes (38%) et les EPCI (20%).
  • Les investissements font apparaitre une faible part d’investissement pour les sports de neige (1%), ce que regrette Domaines skiables de France (DSF), dans un contexte très difficile de reprise d’activité (généralisation de la troisième dose et  fermeture de la frontière avec le Royaume Uni). Jeanine Dubié a rappelé la nécessité d’accompagner les stations de ski car le secteur a été durement frappé par la crise sanitaire, et il faut peut-être s’interroger sur l’impossibilité pour les collectivités de porter aujourd’hui des projets d’investissement. Les membres du CNM espèrent que le secteur de la neige ne sera pas oublié lors de la prochaine vague d’investissement.

La présidente de l’ANEM a enfin souligné l’importance de pérenniser le fonds Avenir Montagnes Investissement.

Une première vague de 32 territoires lauréats d’Avenir Montagnes Ingénierie a été annoncée le 8 octobre. La seconde vague de territoires lauréats sera présentée le 8 février. Les trois piliers sont: le financement d’un chef de projet par territoire, un dispositif de mutualisation et de partage des expériences inspirant, et une offre d’ingénierie transversale et thématique.

De nombreux partenaires appuient la formalisation concrète des projets (État, ANCT, Banque des territoires, ADEME, APEC…).

L’Appel à manifestation d’intérêt France tourisme ingénierie porte sur la rénovation des stations de montagne (sous l’angle de l’immobilier). L’objectif est d’accélérer la rénovation globale de l’immobilier de loisirs dans les stations de montagne afin de garantir leur performance technique, leur attractivité touristique et une meilleure performance économique en termes d’occupation.

Le programme France tourisme ingénierie est porté par Atout France et est doté de 5 millions d’euros financés par la Banque des territoires.

50 stations de montagne seront accompagnées sur 30 mois, avec un déploiement en deux vagues de 25 stations lauréates. Chacune des stations lauréates bénéficiera d’un apport en ingénierie « à la carte »,  d’expertises (technique, juridique, financière), d’outils d’aide à la décision (Icare, Conitiff®, simulateur de retombées économiques) et d’une aide financière à la conduite d’études opérationnelles.

Enfin, le projet RENFORT (Réseau national forêt et territoires) a pour objectif de proposer des outils de compréhension et d’action pour aider les territoires à développer des stratégies collectives de gestion des forêts. Ce projet, copiloté par la Chambre d’agriculture France (APCA) et la Fédération nationale des communes forestières (FNCOFOR), est axé autour de principes qui sont :

  • de “partir des territoires”,
  • d’apporter une réponse sur-mesure aux stratégies des différents massifs,
  • de mobiliser les commissariats de massifs dans l’accompagnement des territoires,
  • de combiner les approches nationale, locale et massif par massif, et de se donner le temps des transitions.

Le projet RENFORT croise la démarche d’Avenir Montagnes Ingénierie. Il traite de sujets tels que le sylvopastoralisme, les politiques publiques territoriales ou encore la structuration des filières, mais aussi du foncier.

Pour en savoir plus sur le projet RENFORT : https://chambres-agriculture.fr/agriculteur-et-politiques/foret-et-agroforesterie/renfort/renfort/ 

 

En conclusion, la présidente du CNM, Annie Genevard, a indiqué les pistes de travail de la commission permanente pour l’année 2022:

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