Lors de l’élaboration de la carte scolaire pour la rentrée 2025, l’ANEM a à nouveau sensibilisé et accompagné au cas par cas les élus sur les droits des territoires de montagne, notamment en ce qui concerne les seuils pour le maintien des classes et le décompte des enfants de moins de trois ans.
Retrouvez le webinaire du 5 février dernier avec les réponses aux élus sur leurs problématiques de fermeture de classes et comment la loi Montagne ainsi que d’autres textes peuvent être utilisés comme un rempart pour préserver leur école qui est un élément décisif de l’attractivité et de la vitalité d’une commune de montagne :
L’ANEM met également à disposition la présentation faite lors de ce webinaire ainsi qu’une lettre-type que peuvent utiliser les élus en réponse à une annonce de fermeture de classe.
Rappelons que la loi du 28 décembre 2016 de modernisation, de développement et de protection des territoires de montagne, dans son article 15, codifié à l’article L. 212-3 du Code de l’éducation, indique que « Dans les départements de montagne, la mise en œuvre de la carte scolaire permet l’identification des écoles publiques (ou des réseaux) qui justifient l’application de modalités spécifiques d’organisation scolaire, notamment en termes de seuils d’ouverture et de fermeture de classes, au regard de leurs caractéristiques montagnardes, de la démographie scolaire, de l’isolement, des conditions d’accès et des temps de transports scolaires. Le nombre d’enseignants du premier degré affectés à chaque département par le recteur d’académie est déterminé en prenant en compte les effectifs scolaires liés à la population des saisonniers. »
De plus, l’article L113-1 du Code de l’éducation précise que « Dans les classes enfantines ou les écoles maternelles, les enfants peuvent être accueillis dès l’âge de deux ans révolus dans des conditions éducatives et pédagogiques adaptées à leur âge visant leur développement moteur, sensoriel et cognitif, précisées par le ministre chargé de l’Éducation nationale. Cet accueil donne lieu à un dialogue avec les familles. Il est organisé en priorité dans les écoles situées dans un environnement social défavorisé, que ce soit dans les zones urbaines, rurales ou de montagne, et dans les régions d’outre-mer. Dans ces classes et ces écoles, les enfants de moins de trois ans sont comptabilisés dans les prévisions d’effectifs d’élèves pour la rentrée. Les enfants de moins de six ans peuvent être scolarisés dans des classes réunissant des enfants relevant de l’enseignement préélémentaire et élémentaire. Les personnels qui interviennent dans ces classes portent une attention particulière aux enfants de moins de six ans qui y sont scolarisés. »
Jean-Pierre Vigier, président de l’ANEM, Frédérique Espagnac, secrétaire générale, et Xavier Roseren, vice-président, ont interpelé la ministre de l’Éducation nationale pour que la loi montagne soit appliquée et ont publié un communiqué de presse le 12 février dernier. L’exécutif et l’équipe de l’ANEM restent aux côtés des élus locaux pour faire valoir leurs droits à la différenciation territoriale et pour lutter contre tout recul des services publics dans les territoires de montagne





