Un engagement pour le thermalisme qui porte ses fruits

Dans un contexte difficile pour l’économie montagnarde, et en particulier pour le tourisme, l’Association a mobilisé toute son énergie afin de participer au renouveau du thermalisme ; qu’il s’agisse de son intégration au plan Avenir Montagnes, avec de premiers retours prometteurs, de la réalisation d’une ambitieuse étude pour accompagner les stations thermales de montagne dans la définition d’un nouveau concept de destination touristique articulée autour de la notion de bien-être, ou en soutenant les mobilisations locales des élus de la montagne, comme celle portée par le Comité régional du tourisme et des loisirs Occitanie ces derniers jours.

L’intégration du thermalisme dans le plan Avenir Montagnes, en complément des mesures d’urgence en soutien aux professionnels et aux collectivités faisant suite à la crise liée à la pandémie, est une satisfaction pour tous les acteurs de la filière thermale. Cette mise en lumière intervient après deux années difficiles et qui ont révélé la fragilité de ces territoires. Cette crise a aussi mis en avant la nécessité de repenser le modèle touristique des communes thermales de montagne pour le rendre plus durable, moins sensible aux aléas climatiques et plus adapté aux aspirations des clientèles. Le dernier Conseil national de la montagne (CNM) a d’ailleurs fait ressortir la place importante accordée au thermalisme dans le Fonds Avenir Montagnes qui a bénéficié de 16% de l’enveloppe globale (avec six  projets liés au thermalisme, pour un montant de 37,4 millions d’euros). Ces financements permettent de soutenir les massifs dont l’économie touristique est plus fragile, comme le Massif central. La présidente de l’ANEM, Jeanine Dubié, s’est félicitée de cette mobilisation en faveur du thermalisme.

En parallèle, l’ANEM, en concertation avec l’Association nationale des maires des communes thermales (ANMCT), a lancé une réflexion qui vise à accompagner les stations thermales de montagne dans la définition d’un nouveau concept de destination touristique articulé autour de la notion de bien-être. La première partie de l’étude a été présentée le 20 janvier à Paris au Salon des Thermalies, en présence de Jean-Yves Gouttebel, coordinateur interministériel pour le thermalisme et la montagne. L’étude se poursuivra afin de poser les bases d’une stratégie collective qui pourra être incarnée et déclinée localement en fonction des enjeux inhérents à chaque commune thermale. Les conclusions de la 2e phase de l’étude seront présentées à la fin du 1er semestre 2022.

Concernant l’engagement local, il faut saluer le travail réalisé par Destination Occitanie, le Comité régional du tourisme et des loisirs Occitanie, qui a organisé une conférence afin de présenter les chiffres clés de l’économie thermale en Occitanie. Celle-ci est la première destination thermale de France avec ses stations thermales et 30 centres de thermoludisme ou spas thermaux. Plus de 180 000 curistes s’y retrouvent chaque année, soit un tiers du volume national du thermalisme. Les retombées directes dans l’économie locale sont très importantes avec 120 millions d’euros (et 180 millions d’euros de retombées indirectes). La filière compte par ailleurs 3000 emplois, il est donc vital pour les territoires qu’elle soit soutenue.

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